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Baelfire
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Jeu 26 Oct - 12:54

NEVERLAND

La nuit est tombée depuis bien trop longtemps. Dans cette petite grotte, on peut entendre les bruits des animaux nocturnes, mais pas que. Les cries des enfants perdus se font entendre. Une fête improvisée dans le but de terrifier leurs proies. Baelfire fait parti de ses derniers. Peter Pan le recherche depuis bien longtemps, c'est un miracle si l'adolescent a réussi à s'échapper. Un miracle ou alors le fruit de ses aventures avec Hook. Maintenant, il est capable de se tenir hors de portée, de survivre dans une forêt et les dangers quelle représente. Le plus dur est la nuit, où il se retrouve seul avec ses souvenirs et ses noires pensées.

Seul dans cette grotte humide, Baelfire se frictionne les bras en claquant des doigts. A chaque souffle, de la fumée sort de sa bouche. Les nuits sont froides mais à cause de la proximité des enfants perdus, il ne peut pas se permettre de faire du feu. Le brun se laisse tomber sur le sol, sur le côté gauche. Fermer les yeux, il ne peut pas prendre ce risque. Aucune vulnérabilité, toujours être sur ses gardes. Dormir c'est prendre le risque de mourir, dans de telles conditions. S'éloigner ? Bon moyen pour se faire repérer pour le moment. Une nuit blanche s'annonce. Une nuit blanche parmi tant d'autres.

Frigorifié, il serre son couvre chef contre lui. Un chapeau, qui tout comme son propriétaire, a vécu bien des choses. Il l'a depuis … depuis toujours en fait. Un des premiers cadeaux de son père. Ce couvre chef a été témoin de l'amour d'un père avant de devenir lâche, de la trahison d'Hook, des peurs d'un jeune adolescent. Bae se mord les lèvres et le serre plus fort dans ses bras. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il est tout seul ici, à lutter pour sa survie, dans la peur et le désespoir ? Il voudrait tellement … retrouver son lit douillet près du feu, avec ce père aimant qui lui racontait des histoires. Mais ce temps est révolu, Bae n'est plus un petit garçon, mais un jeune homme qui a du grandir trop vite. Il ne peut que se raccrocher désespéramment à ses souvenirs et au mirage d'un futur aimant. C'est sur ses pensées qu'il s'endort malgré lui.

***

En baillant, les yeux encore clos, Bae s'étire. Il se sent si bien qu'il n'a pas envie de se lever. Se retournant dans son lit, il remonte la couverture sur lui. La bonne odeur du tissus qui vient d'être lever. Un lit douillet. … Minute. Un lit douillet ? Le garçon se redresse brusquement. Si vite qu'il tombe sur lit, pour rencontrer non pas le sol froid de la grotte mais un paquet mal ciré. Se redressant doucement, effrayé, il recule avec lenteur contre le mur, observant l'environnement avec incompréhension. Seigneur. Une petite pièce de quelques mètres. Avec un lit, une armoire et une petite table de chevet sur laquelle est posée une lampe. A sa gauche, une porte ouverte, qui mène à … des sanitaire ? Et droit devant lui, une toute petite cuisine, comme il avait pu en voir chez Wendy, en plus moderne. Les murs sont d'une peinture blanche, convenable mais impersonnelle. Où est-ce qu'il est ? Où est-ce qu'il est.

Bon, on se calme. Respire profondément Bae. Un coup d'oeil sur le lit, il remarque que son sabre est posé sur le matelas. Bae se dépêche de s'en emparer et le serre bien fort dans ses mains. Il avance dans la pièce à pas méfiants. Devant ce qui semblait être la porte d'entrée, il voit une paire de pantoufle pile à sa hauteur. Les poussant sur le côté, il prend les clés et ouvre la porte. Pieds nus, dans une tunique blanche en guise de pyjama, les cheveux en pétards, un sabre dans sa main gauche, son couvre-chef dans la main droite, il dévale les escaliers en courant. Arrivé en bas, essoufflé, il tombe sur un homme, de toute évidence en train de réparer des drôles de portes, qui s'ouvrent et se ferment toutes seules. C'est quoi ça ? Et pourquoi est-ce qu'il est dans un immeuble ? Pourquoi n'est-il plus à Neverland ? Il lu la réponse sur le visage de l'homme qui releva la tête.

Bae se fige sur place. Tout son corps se crispe. Comment ? La stupeur passée, c'est la panique et l'incompréhension qui s'emparent de lui. Bae pousse un crie et se réfugie dans la petite pièce carrée aux portes qui bougent seule.

« Ne t'approche pas !! » En voyant des boutons lumineux, il appuie sur l'un deux, comportant un chiffre. Les portes se ferment. Seigneur. Pourquoi est-ce que son père est ici ? C'est lui qui l'a fait venir ? Comment ? Soudainement, la pièce se met à bouger. Bae pousse un nouveau crie. Il monte.

« Pourquoi est-ce que je monte ? Hééé hééééé !!! » La pièce cesse brusquement de bouger. Un bruit sourd retenti, Baelfire chute sur le sol. Tremblotant, il se met à genoux sur le sol. Les lumières sautent, il se retrouve plongé dans le noir. Le garçon arrive à ouvrir les portes de quelques centimètres et remarque qu'il est bloqué entre deux étages. Avalant sa salive de travers, Bae recule, comprenant avec horreur que son père vient tout bonnement de le séquestrer dans une pièce magique.

« Je rêve … Mais t'es complètement malade ??!! Tu utilises ta magie contre moi, maintenant ? Fais moi sortir d'ici ! FAIS MOI SORTIR !! »

Plus jamais, plus jamais il ne sera prisonnier de qui que ce soit. Et bon sang, pourquoi est-ce qu'il l'enferme dans le noir ? Est-ce qu'il sera de mèches avec Peter Pan ? Les trahisons n'ont jamais de limite parmi ses proches. Alimentée par la peur, la colère prend le dessus.

« Si tu as quelque chose à me dire, dis le moi en face au lieu de séquestrer, espèce de lâche !!! »

C'est un cauchemar, un véritable cauchemar. Baelfire perd le contrôle de toute la situation, il ne maîtrise plus rien. Qu'est-ce qu'il se passe bon sang ? Rumple. Son père. Pourquoi ? Respire, respire. Son corps tremble, impossible d'avoir une pensée rationnelle. Tout se mélange. Pourquoi ? Pourquoi est-il là ? Comment est-ce qu'il l'a trouvé ? Pourquoi est-ce qu'il lui fait ça ? Privé de la vue, son cœur battant trop vite, dans l'incompréhension la plus totale, seul avec ses tourments, Baelfire a l'impression de …

« Papa, j'étouffe. » fait-il en un souffle, dans un haut le cœur.
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Jeu 26 Oct - 18:45

Les gamins du quatrième étage s’étaient encore amusés à dérégler l’ascenseur en jouant dedans. Depuis plusieurs mois, ils prenaient un malin plaisir à grimper dans l’engin et à appuyer sur tous les boutons en même temps. Fatalement, les portes finissaient par se bloquer… Et qui devait en subir les dédommagements ? Vous avez deviné : ce bon vieux Robert. Ah, cette bande de minables bons à rien ! Il les aurait bien pendus par les pieds au lustre du vestibule… Tout était prétexte à la casse, avec eux. Qui, de nos jours, s’amusait donc à mettre des pétards dans des poubelles ? Les détritus s’étaient répandus partout, laissant dans le hall une désagréable odeur de pourriture pendant plusieurs semaines. Sans compter des jours de pluie, où ils se mettaient à courir partout, leurs chaussures couvertes de boue… Oui, vraiment, par-dessus tout : Robert détestait les enfants ! Il n’avait malheureusement pas le temps, et les capacités physiques, de leur courir après. Il ne pouvait décemment que les gronder lorsqu’il croisait sa route et leur lancer des menaces qu’il ne pourrait malheureusement jamais tenir…

Robert tira une chaise près de la porte pour y déposer sa boîte à outils. Les portes semblaient à nouveau fonctionner correctement… En tout cas, elles s’ouvraient à tous les étages selon ses tests. Il ne restait plus qu’à huiler un peu le mécanisme pour éviter tout grincement parasite. Il ne s’agirait pas de faire peur aux habitants, ils allaient s’imaginer que l’immeuble tombait en ruines. Et les rumeurs vont vite...
Rapidement, il commença à huiler minutieusement le mécanisme des portes automatiques, vérifiant ensuite que tout fonctionnait. Il s’essuya les mains dans un chiffon et poussa un soupir. Ca devait suffire… Alors qu’il s’apprêtait à reprendre sa boîte à outils pour aller la ranger dans son propre appartement, il tomba nez à nez avec un ado qu’il n’avait encore jamais vu ici jusqu’alors. Que voulait-il ? Robert plissa légèrement le nez, attendant une explication silencieuse. Il n’y eut pas vraiment le droit. L’adolescent fonça tête baissée dans l’ascenseur à peine réparé.

« Attends ! » s’exclama Robert, il n’était pas sûr que l’appareil soit d’ors et déjà entièrement fonctionnel il devait tout d’abord faire venir un type de la maintenance pour qu’il réglemente l’appareillage. Mais il ne fut pas écouté. Les portes se refermèrent, et l’ascenseur monta un peu plus haut… Avant de s’arrêter brusquement.

« Génial… » marmonna Robert en saisissant sa canne.

Il monta lentement les étages le séparant de la cabine. Le mioche devait être coincé à l’intérieur, vu le drôle de bruit qu’avait fait l’appareil en s’arrêtant. Il entendit de petites plaintes étouffées sortir de l’intérieur. Il ne manquait plus que ça pour démarrer la journée en beauté. Plus les minutes passaient, plus le gamin semblait devenir hystérique, tenant des propos incohérents. Soudain, le calme… Ce qui n’était pas forcément une bonne chose. La cabine était coincée entre le deuxième et le troisième étage… Il fallait appeler les techniciens, il n’y avait pas d’autres solutions. Mais cela pouvait prendre un petit moment… Si le gamin faisait une crise de panique à l’intérieur, ce n’était pas bon.

« Hé, oh ? Tu m’entends ? » lui demanda-t-il. « Allez, réponds, gamin. Je vais appeler des personnes compétentes pour te sortir de l’ascenseur, tout ira bien. Mais il ne faut pas que tu paniques. Respire. Lentement. Allez, fais-le. Je veux l’entendre d’où je suis.»

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire de bon matin… Hors de question qu’on retrouve le cadavre d’un ado dans mon immeuble !

« T’as compris ? Allez. Inspire. Et expire. Est-ce que tu vois le bouton rouge avec une cloche, sous les numéros ? Il faut que tu appuies dessus pour appeler la maintenance. »
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Jeu 26 Oct - 23:19
Sa voix retentit à travers la pièce. Ce qu'il lui, ça n'a aucun sens. Et bon sang, pourquoi est-ce qu'il fait comme s'il ne le connaissait pas ? Est-ce que Baelfire ce serait trompé ? Mais cette voix … Un frisson parcours son corps. Non, il l'a reconnaît parfaitement, il en est plus que sûr. Mais alors quoi ? Son père ne l'a pas reconnu lui ? Admettons qu'il n'a pas vraiment eu le temps de le voir, ce qu'il en doute. Il aurait reconnu sa voix lui aussi. A moins qu'il essaie tout simplement de le rendre fou. Ca marche. Bae reste assit dans la petite pièce lugubre, les mains dans les cheveux. Il ferme les yeux et se force à se calmer.

« Tais toi, mais tais toi !!! »

La maintenance ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Rumple veut vraiment le rendre dingue. Mais pourquoi ? Si quelqu'un a quelque chose à se reprocher ici, ce n'est vraiment pas lui. Utiliser sa magie contre lui … Il n'aurait jamais cru ça possible. Et pourtant … Baelfire lève la tête pour apercevoir le bouton avec la cloche. Appuyer dessus ? Quel risque. Cela pourrait être encore plus ? Appeler qui ?

« Je ne sais même pas si je peux avoir confiance en toi ... » murmure-t-il avant de se redresser en tremblant. Les lumières sont pratiquement brisées, le faible rayon pulse à intervalle irrégulier ce qui rend la scène encore plus lugubre. Debout devant le bouton, il hésite une bonne minute avant de finalement appuyer dessus. La sonnerie retentit, le faisant sursauter. La panique s'empare de nouveau de lui. Un piège. Evidemment, il voulait simplement lui faire d'avantage peur. Bae se met à appuyer sur tous les boutons, cherchant celui qui ouvrirait la porte. Un bruit sourd retentit et l'ascenseur descend d'un cran, une nouvelle fois, propulsant l'adolescent sur le sol.

« Pourquoi est-ce que tu utilises ta magie contre moi ? Pourquoi tu me fais ça à moi ?! » crie Baelfire, devenu hystérique.

Calme toi, calme toi, calme toi. Il y a forcément une issus. Il lève les yeux vers le haut de la pièce carrée pour apercevoir que le choc a légèrement cassée une plaque. Une sortie. Baelfire regarde la barre accrochée devant le grand miroir. En montant dessus …. Couvre-chef sur la tête, il se sert de son haut pour nouer son sabre afin de le garder près de lui. Bae grimpe sur la barre et se colle au miroir pour garder un équilibre et ne pas tomber. Lentement, il dénoue son sabre et le lève au dessus de lui pour donner de grand coup contre la plaque pour la casser suffisamment et lui permettre de la tirer et la jeter sur le sol. Maintenant, il a une ouverture.

Oui, Baelfire a survécu a bien pire qu'un confinement dans une pièce. Sans plus écouter son père, il jette son sabre sur la surface au dessus de l'ouverture et à son tour, il grimpe. Force sur tes bras Bae, force ! Ou pas. Il lâche tout et retombe dans l'ascenseur. Sa tête se cogne contre le sol.

« Aïe ! »

Il est obligé de renouveler deux fois l'opération, ignorant les bruits autour de lui, pour arriver à se hisser au dessus de la pièce carrée. Soupire essoufflé, Bae renoue son sabre. Ce n'est pas encore fini. Au dessus de lui, il peut voir quelques cordes d'une matière qu'il ne connaît pas. Mais un peu plus haut, de nouvelles vitres. S'il peut l'atteindre okey. Le garçon attrape un des câbles et commence à grimper, les pieds en appuie contre le mur, pour s'aider.

« Ne tombe pas … Ne tombe pas … Ne tombe pas ... »

Avançant prudemment, il réussi à atteindre les vitres. Une sortie ! Bon … Il tient le câble plus fermement et retire ses pieds du mur. Se balançant dangereusement grâce au câble, ses pieds percutent brusquement la vitre. Quelques fissures apparaissent dessus. Bien. Il recommence, encore et encore. Lorsque finalement, la vitre semble sur le point de céder, Baelfire sent ses forces l'abandonner. Sentant qu'il va lâcher, il tente le tout pour le tout. Faisant un effort pour rassembler ses dernières forces, il prend son élan et se jette ni plus ni moins sur la vitre. Cette dernière se brise et Bae tombe brusquement sur le sol du couloir, en plein milieu des débris. Il sent des morceaux de verre écorcher ses bras et un autre entailler sa joue. Mais ça y est. Il s'en est sorti.

Baelfire ne bouge pas tout de suite, épuisé, il reprend son souffle.
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Ven 27 Oct - 15:32

A l’entente de la sonnerie, Robert poussa un léger soupir. Bon. Il ne restait plus qu’à attendre que la maintenance arrive et dépanne l’ascenseur. Encore une fois, il avait perdu son temps à essayer de réparer cela tout seul. Qui plus est, ce désagrément allait lui coûter une certaine somme ! Grommelant dans sa barbe, Robert recula de quelques pas, ce mioche allait payer les intérêts en travaillant pour lui, c’était clair et net ! De quel droit osait-il rentrer ici comme une fusée et emprunter l’ascenseur sans se poser la moindre question quant à sa fonctionnalité ? Insensé ! Il n’avait pas fini d’entendre parler de lui, en tout cas, c’était chose certaine…

Robert n’eut pas vraiment le temps de souffler, cependant… Un nouveau bruit inquiétant se fit entendre alors que l’ascenseur descendait brusquement d’un étage. Mais ce gosse n’allait pas bientôt finir de s’agiter et se tenir tranquille une bonne fois pour toute ?! Bon sang ce n’était tout de même pas compliqué de rester assis dans un coin le temps que des secours arrivent ! Pas de respect, pas de patience, aucun calme… Non, décidément, Robert détestait les gosses. Mais, une fois encore, il était hors de question que celui-ci meurt la bouche ouverte dans l’ascenseur de l’immeuble dont il avait la charge ! Qu’allait-on dire ?
Et puis bon… Quand même. C’était un enfant, il aurait été mal venu de le laisser mourir aussi bêtement…
Les cris retentirent de nouveau. Des choses incompréhensibles. Lors de crises de panique, il n’était pas rare que les personnes hallucinent ou tiennent des propos incohérents, non ? Sûrement… Cela expliquait en tout cas de manière rationnelle les propos du gosse. A moins qu’il ne soit tout bonnement déjà fou à lier. Ce n’était pas chose à exclure !

« Bon, gamin, il va falloir arrêter de t’agiter deux secondes si tu veux que les choses se pa…. »

Mais Robert n’eut guère le temps de déblatérer quelques paroles rassurantes (ou pas). Un grand bruit se fit entendre. Une fois…. Deux fois… Robert leva les yeux vers la vitre entourant le mécanisme de l’ascenseur. Il aperçut le gamin, qui, de toutes les forces de ses bras et de ses jambes, s’élançait contre le verre pour le briser. Robert eut à peinte le temps de protéger son visage de ses mains. Déjà, des bouts de verres se répandaient dans toute la cage d’escaliers et tombaient en cascade le long des marches, accompagnés d’un affreux tintement.

Le gamin suivit la chute, s’étalant de tout son long sur le sol. Heureusement qu’il n’était pas tombé sur les marches, Robert aurait donné peu chère de sa vie si cela avait été le cas. Il aurait pu se retrouver avec la nuque brisée. Ici, il s’en sortirait sans doute avec quelques égratignures. Qui allait devoir faire le ménage ? Et qui allait devoir expliquer tout ce qui s’était passé ? Qui allait devoir appeler les différents services, assurances, médecins ? Lui. Il s’approcha légèrement du corps du garçon qui reprenait sa respiration tant bien que mal. Du bout de sa canne, il tata ses côtes. Au moins, il vivait encore, c’était déjà une bonne chose…

Alors que j’allais sortir mon téléphone pour appeler des secours (parce que tout de même, je ne suis pas sans cœur…), une locataire sortit de son appartement, visiblement alertée par le bruit. Il s’agissait de la vieille Mrs. Hugues, une bonne femme plus qu’agaçante qui prenait un malin plaisir à toujours payer son loyer avec une semaine de retard. J’avais failli l’expulser plusieurs fois mais elle parvenait toujours à trouver le moyen de rester, de s’accrocher, comme une tâche incrustée sur une chemise propre.

« Mais enfin… » s’exclama-t-elle. « Que signifie ce vacarme ? »
« Vos cris n’arrangent certainement pas la situation, en tout cas. » répliqua Robert, les dents serrées. « Rentrez donc chez vous, vieille commère. »
« Mais … Que fait ce jeune au milieu des débris ? »

Elle s’approcha. Malencontreusement, elle se prit les pieds dans ma canne et s’étala dans les morceaux de verre.

« Oh je suis navré, Mrs. Hugues, j’espère que vous ne vous êtes pas fait trop mal. » dis-je d’une voix mielleuse avant de la laisser se redresser pour appeler ambulance, assurance et réparateurs.
« Vous n’êtes qu’un goujat, M. Carven. » m’insulta-t-elle, ne faisant face qu’à mon vague haussement d’épaules tandis que je m’éloignai d’eux. « Tout va bien, jeune homme ? L’ascenseur a fait une sacrée chute...»
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Sam 28 Oct - 13:02

Bae grogne en sentant la canne sur ses côtes. Oui bien sûr, ne l'aide surtout pas à se redresser. Pfff, de toute manière, Bae n'a pas besoin de son aide. S'il veut ignorer son existence, parfait, il fera la même chose. En effet, maintenant qu'il est bien devant lui, Rumple ne peut que le reconnaître. Mais s'il veut jouer au jeu de qui est le plus idiot ...

Au moment où le garçon allait se relever, une voisine accourt à son secours. S'inquiétant immédiatement de sa santé, la vieille dame s'approche un peu trop vite. Baelfire eu le temps de voir la canne, les pieds de la veille qui se cognent dessus et pouf, par terre. Comme il s'y attendait, Rumple n'est pas absolument pas navré pour cette situation. Le coeur de Bae s'emballe. La pauvre est tombée sur les morceaux de verres et son père jubile à côté. Une fois debout, il l'aide à vérifier qu'elle ne se soit pas blessée.

"Vous allez bien madame ? Vous ne vous êtes pas blessés ?"
"Je ... Je vais bien. C'est surtout vous jeune homme, vous avez du avoir très peur. Et j'imagine que ce n'est pas cet horrible M. Carven qui a du vous aider ou vous réconforter."

Carven ? Bae jette un vague regard à Rumple puis sourit à la dame.
"Ne vous inquitez pas, rentrez au chaud chez vous, mon père va bientôt arriver."

Il rassure encore la dame qui proteste puis l'aide à rentrer dans son appartement. Le calme dur quelques secondes avant que Bae ne se retourne brusquement vers Rumple avec une tête de pékinois enragé, se maîtrisant le plus possible pour ne pas lui sauter dessus.

"TOI !!!! Tu n'as pas changé du tout !! Espèce de RAPACE !! Tu es toujours aussi égoïste et personnel !! La pauvre dame !!! Tu es vraiment horrible, voila !! Et pourquoi est-ce que tu m'as fais venir ici ? Sache que je me débrouillais très bien à Neverland. J'étais en famille, heureux ! Ca ne servait à rien de me couper d'eux, parce que je ne reviendrais pas vers toi ! Je préfère encore rester seule dans cette petite chambre en haut ! Tu m'entends bien ? Je ne retrouverais jamais vers toi !!"

Bae explose de colère, sa voix grimpe dans les aigus, comme le petit adolescent rebelle qu'il est. Près à aller tuer une portée de chiots s'ils portaient tous le nom de Rumplestiltskin.

Inspire, expire. Calme toi, insipire, expire !! Bien évidemment, ce qu'il dit est complètement faux. La vie à Nerverland est horrible, dangereuse, un mode se survie tout à fait malsain, où il n'y a pas plus seul que lui. Qu'est-ce que ce nouveau monde lui réserve encore ? Dans tous les cas, ce n'est pas pour retourner auprès de son père, qui de toute évidence, prend plaisir à le malmener tout en l'ignorant. C'est quoi ce nouveau jeu abjecte ? Malgré sa colère et son amertume, Bae est plus touché qu'il ne veut bien l'admettre. Après tout, Rumple a été lâche, il l'a abandonné, mais jamais il n'aurait pensé qu'un jour, il puisse faire preuve de méchanceté à son égard.

Il recule prudemment d'un pas. Il manquerait plus qu'il le transforme en escargot, lui aussi.
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Sam 28 Oct - 19:20

Robert eut un urgentiste au téléphone quelques minutes. Ce dernier lui assura qu’ils allaient arriver pour se rendre compte de l’entendue des dégâts. Il n’eut pas le temps de composer un autre numéro car, déjà, le gamin se relevait, l’air furieux. Quelques éclats de verre avaient mis sa joue droite et sa lèvre dans un triste état, et ses paumes de mains semblaient égratigne. Quant à ses vêtements, ils étaient déchirés par endroits. Voilà qui lui donnait une apparence bien piteuse en dépit de la colère qui luisait au fond de ses yeux bruns. L’espace d’un instant, le regard de Robert se perdit dans ces prunelles chaudes et familières. Elles lui rappelaient… Que lui rappelaient-elles au juste ? Un éclat de mémoire insaisissable… Comme une image entre-aperçue dans un vieil album photos et trop vite oubliée par le temps et les âges.

Les cris le ramenèrent à l’instant présent. Nonchalant, Robert s’appuya sur sa canne. Il allait sans dire que ce gamin avait perdu quelques neurones en tombant trop lourdement sur le sol. A moins que son manque d’oxygène lors de sa crise de panique dans l’ascenseur ne soit la cause de toutes ces divagations ? Qui sait… Plus l’ado parlait, plus ses paroles n’avaient aucun sens dans l’esprit du concierge. Il faisait comme s’ils se connaissaient, or, ce n’était pas le cas. Robert s’en serait rappelé. Un casse-cou dans ce genre, sans respect ni tenue, ça ne passait pas inaperçu. Surtout dans cet immeuble, ou dans ce quartier tranquille.

« Neverland ? Tu te crois dans un conte de fées, ou quoi ? A mon avis tu as du perdre quelques neurones en route ! Je n’ai jamais entendu des propos aussi discontinus et absurdes. Tu devrais peut-être aller consulter, à mon avis c’est grave ! Surtout à ton âge. Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu fais ici, mais en tout cas je te conseille de trouver rapidement une explication… Sous peine de quoi je devrais appeler les services sociaux. Je ne peux pas me permettre de garder un ado sans parents, ni familles, ni loyer dans mon immeuble. Tu comprends ? »

Le silence s’installa quelque secondes entre eux avant que l’interphone ne grésille dans le hall d’entrée. Robert tourna la tête en direction des deux urgentistes qui entraient dans l’immeuble. Ils parurent surpris de trouver un tel désordre. L’un d’eux souleva sa casquette en guise de salut.

« Eh bien, quel bazar ! Que s’est-il passé ? »

« Un gamin qui a joué avec l’ascenseur. » leur expliqua Robert en se décalant d’un pas pour les laisser examiner le gamin en question.
L’urgentiste s’approcha.
« Je m’appelle John, est-ce que tu peux t’asseoir sur une chaise quelques minutes le temps que nous t’examinions ? » lui demanda-t-il en tirant la chaise qui était restée au rez-de-chaussée, près des portes désormais closes de l’ascenseur. « Tu as quelques égratignures mais rien de profond. Ca devrait vite guérir. Tu n’as mal nulle part ? »

Pendant que l’homme faisait son travail, aidé par son collègue, Robert attrapa son téléphone pour composer le numéro de l’assureur et du réparateur. Les deux personnes qu’il eut au bout du fil l’informèrent qu’ils régleraient les détails dans les plus brefs délais. En attendant, l’ascenseur allait être condamné quelques temps… Et il allait devoir nettoyer toute la cage d’escalier avant que d’autres personnes ne se blessent… Un léger soupir s’échappa de ses lèvres. Il baissa les yeux sur l’ado. Il allait devoir appeler les services sociaux, ça ne faisait aucun doute. Mais le mystère restait total : d’où sortait-il ?


Dernière édition par Rumplestiltskin le Lun 30 Oct - 22:50, édité 2 fois
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Sam 28 Oct - 20:16
Un lourd silence c'est installé, durant lequel Baelfire ne sortit pas de sa torpeur, et ce, même quand le docteur le fit s'asseoir sur une chaise. Il obéit comme un pantin sans vie. C'est sans doute ce qu'il était à ce moment là. Figé par le choc des paroles de Rumple, emprisonné dans ses propres sentiments. La voix du docteur est comme un lointain écho. Ses prunelles sombres sont plongées dans celle de l'homme, sans pour autant les voir. Bae ne pense à rien, il en est incapable. Un bouclier de protection fait barrage, interdisant la moindre émotion d'atteindre son coeur.

Que dit cet homme ? Pourquoi ce docteur est-il là ? Et lui-même ? Doucement, il tourne la tête vers l'extérieur, ne faisant plus attention aux deux autres protagonistes. Non, ce n'est pas ici qu'il doit être. Neverland ? Non plus. Wendy ? Non plus. Un léger sourire se forme sur son visage. Il se revoit, tout jeune enfant, pas encore assez grand pour parler, emmitoufler dans une couverture, bercé par un homme aimant qui lui promet de le protéger, quoi qu'il arrive. Oh non, Bae ne peut se souvenir de ce moment, il était beaucoup trop jeune. Mais cette sensation lui est familière, bien qu'il pensait l'avoir oublié depuis si longtemps. Il connait cette chaleur, ce réconfort et cette protection, si bien qu'il peut imaginer chaque mot de cette scène.

Bae refait surface lorsque les deux hommes l'interpellent pour attirer son attention. Le docteur et son collègue. La réalité refait surface et bouleverse son coeur. Bae prend conscience de ce qu'il vient de se passer, de la signification des propos de l'homme qu'il a autrefois appelé papa. La scène qu'il a imaginé plutôt dans son esprit brise en éclats. Des fines lames bien plus tranchantes et douloureuses que les morceaux de verres qui parsèment le sol. Un frisson parcourt tout son être et Bae ouvre la bouche. S'il voulait parler, c'est raté. Seul un petit gémissement apeuré sort de sa gorge. Choqué par la souffrance qu'il peut entendre dans sa voix, ce crie fut la clé de la boite de Pandore, renfermant ses émotions.

Le jeune homme a beau joué le colérique et l'indifférent, ce n'est que factice. Une manière de se protéger. Mais rien ne pouvait parer la méchanceté dont vient de faire preuve Rumplestiltskin. Pour être honnête, Baelfire pensait avoir tout donné niveau souffrance ces deux dernières années. Jamais il n'aurait pensé qu'il puisse avoir encore plus mal. Les humains sont des êtres bien mystérieux, aux sentiments trop fragile. Si facile à briser. Les failles n'ont aucune limites. La déchéance n'a pas de fin. Sa vue se brouille alors qu'il redresse la tête vers son père, occupé à ... Et bien à l'ignorer. Ses lèvres tremblent. Baelfire ne se rend pas compte tout de suite qu'il pleure. Ca n'a pas d'importance.

Repoussant lentement les docteurs, il du s'y prendre à deux fois pour se lever tant son corps tremble. Avec lenteur, il marche dans la direction de Rumple. Chaque pas permet à une larme de couler sur son visage, comme un mécanisme sans fin. Chaque pas fait frissonner ses bras, qu'il se sent grelotter. Chaque pas permet à son coeur de se serrer et les frissonnements envahir son organe vital. Un froid si douloureux qu'il voudrait s'évanouir. Mais non, il fini par arriver vers lui, beaucoup trop près en fait. La tête levée vers lui. Il voudrait serré les poings, mais il en est incapable. Même ses sourcils refusent de se froncer.

Alors il parle, parce que c'est la seule chose qu'il peut faire. Il n'y a pas de colère dans sa voix, mais l'amertume se fait ressentir, avec toute sa douleur.

"Tu sais ... J'étais bien le seul à croire en toi. Quand tu étais revenu sur ta parole, tu m'as montré que j'avais tort, que tu n'étais qu'un lâche. Mais envers moi, jusqu'à aujourd'hui, tu n'avais jamais été un monstre ... C'est ce que tu veux ? Alors parfait. Si c'est le jeu que tu veux jouer ... A partir de maintenant."

Il ne le quitte pas du regard, le visage souillé par les larmes qui ne veulent pas s'arrêter. Sa voix tremble en échos avec sa souffrance.

"A partir de maintenant ... Quand je te croiserais dans les couloirs, je te parlerais. Mais ce ne sera que par politesse d'un voisin à un autre, deux inconnus. Quand je te demanderais comment tu vas, sache que la réponse ne m’intéressera pas. Plus jamais tu ne verras mon sourire. La seule chose que tu verras dans mon regard, c'est la déception et l'amertume. Et avec le temps, l'indifférence. Plus jamais je ne t’appellerais papa, et plus jamais, je ne me considérerais comme ton fils."

Bae est obligé de faire une pause, pour inspirer un bon coup, afin que les émotions ne brisent pas ce qu'il lui reste de force. Les larmes redoublent n'ont pas cessé de couleur et encore une fois, il fut prit d'un sanglot. Il reprend, adressant sa dernière phrase avec lenteur, bouleversé.

"Et plus ... jamais ... Je ne t'aimerais. C'est terminé."

Rassemblant ce qu'il lui reste de courage, de dignité et de force, Baelfire sèche ses larmes et se force à endosser un masque plus neutre.

"Ce n'est pas un conte de fée. Ce n'est rien d'autre que notre propre cauchemar. Depuis le départ."

Sans vraiment en prendre conscience, il retourne s'asseoir. Il ne sait même pas comment il a eu la force de regagner cette chaise. Bae enlève doucement son chapeau, qu'il pose sur ses genoux. Son regard se pose sur le docteur en face de lui.

"Mon nom était Baelfire. Maintenant, je ne suis plus rien."

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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Lun 30 Oct - 22:49

Les urgentistes prenaient soin du gamin. Après ses coups de téléphone, Robert leva les yeux sur la cage d’escalier et sur l’ascenseur. Tout cela allait prendre des semaines… Cela l’horripilait et la fatiguait par avance. Il s’agissait d’un désordre conséquent… Comment allait-il bien pouvoir tout nettoyer ? Les bouts de verre s’étaient répandus de partout, il allait sûrement y passer des heures et des heures. Un soupir franchit ses lèvres. Quelle idée avait-il eu de devenir concierge… Cela étant, il n’avait pas vraiment eu le choix dans la vie. Alors qu’il s’apprêtait à commencer le grand nettoyage, le gamin s’était approché de lui. Il paraissait étrange. Résigné. En colère. Triste. Presque aussi amer que lui. Leurs regards se croisèrent. A nouveau, ces mots. D’étranges paroles. Des phrases discontinues, hors du temps, hors de toute réalité tangible. Il s’adressait à lui comme à une vieille connaissance, et comme s’ils avaient partagé des moments de joies et de douleurs. C’était pourtant chose impossible. Robert n’avait eu ni enfant, ni famille. Cette tête aux cheveux bouclés ne lui disait que peu de choses. Ne lui disait rien du tout, à dire vrai. Les larmes commencèrent à rouler sur les joues de ce gamin inconnu. Pourquoi pleurait-il ? Cherchait-il à l’attendrir au milieu du flot de ses histoires ? La conviction de ses propos heurta Robert, l’espace de quelques secondes.

La chaleur de l’âtre en plein hiver. L’odeur du lait chaud. Le rire d’un nourrisson. La douceur d’un baiser sur une joue encore piquante d’un rasage approximatif. La douleur d’une perte. Le désespoir. En un éclair, ces quelques bribes d’émotions traversèrent Robert de part et d’autre alors que le gamin finissait son discours dans un dernier sursaut de rage et de larmes. Les derniers mots ne furent que lointain écho dans un brouillard s’épaississant de minute en minute. Et puis…. Et puis plus rien.

Robert baissa les yeux sur le jeune homme en train d’essuyer ses yeux déjà rougis par les larmes. Un cauchemar… Peut-être qu’il n’avait pas connu de jours très heureux. Mais qu’importait, telle n’était pas la préoccupation première de Robert. La vie d’autrui ne l’intéressait guère, tant que personne n’interférait dans la sienne. La solitude était sa seule compagne, et ce depuis toujours. Pourquoi en changer ? Et à quoi bon se soucier des autres lorsque personne ne vous tend la main, de toute façon ?

Le docteur Watson n’avait pas perdu une miette de ce discours, et son regard allait de Robert à Baelfire. Il ne comprenait pas la situation, mais il supposait que cela ne le concernait pas… Et pourtant… Il avait l’impression qu’il devait s’impliquer. Sa trop grande empathie, une fois encore, lui jouait des tours. Mais après tout, s’il ne s’intéressait pas aux gens, il ne serait pas devenu médecin.

« Baelfire ? C’est original… Quelle en est l’origine ? » demanda-t-il d’une voix douce et apaisante en finissant de guérir les plaies de son patient. « Tes parents habitent-ils ici ? »

Ah. Voilà enfin une question qui intéressait Robert ! Où était sa famille ? Que faisait-il dans son immeuble ? Il n’y vivait pas, Robert connaissait tous ses locataires. Baelfire… Cela lui était totalement inconnu.


« Je te préviens, petit, je n’accepte pas de squatteur dans mon immeuble. Si tu n’as pas de parents, ce sont les services sociaux qui t’attendent. A dire vrai, Docteur, je préconiserais peut-être l’asile. Il n’a pas l’air d’avoir toute sa tête, êtes-vous sûr qu’il ne faille pas l’emmener à l’hôpital pour vérifier ? » et cela le soulagerait d’un poids, il fallait l’admettre.
« Dans tous les cas, tu ne peux pas demeurer ici tout seul. Il faut payer un loyer, et tu m’as l’air trop jeune pour travailler. »
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MessageDe mauvaises retrouvailles [PV Rumple] écrit Mer 1 Nov - 15:38

Baelfire hausse les épaules. L'origine de son nom. D'un endroit bien trop loin pour être connu. Mais ce n'est pas comme s'il attachait encore d'importance au passé. Autant le laisser là où il est.

"Peu importe." répond-t-il avec un air désintéressé. "Mes parents sont morts. Tous les deux. J'ai de la famille dans le coin."

De toute évidence, dans cette époque, ils ne sont pas du genre à laisser les jeunes orphelins sur le bord d'un trottoir en continuant leur route avec une indifférence sans nom. Bae n'a nullement envie que la situation lui échappe et que son avenir soit soudainement dépendant d'inconnus. Il préfère encore mentir pour le moment, en attendant de trouver une solution.

"Mais leur maison est en travaux, ils ne peuvent pas me garder. Alors, ils essaient de me trouver temporairement un logis avec quelqu'un." Bae hausse les épaules. "Je suis juste venu faire une petite visite, j'ai entendu du bruit et ça m'a fait peur, c'est tout." Il hausse les épaules.

"C'était un incident." Maintenant soigné, Baelfire regarde Rumple. "Je compte bien vivre ici, ce n'est qu'une question de temps avant que ma famille ne trouve une personne pour vivre ici."

Le garçon s'éloigne de lui.

"Je reviendrais avec votre argent !"

Bae le foudroie du regard et s'en va. Il se débrouillera, c'est sur. Il reviendra et fera de sa vie un enfer. L'adolescent préfère l'avoir à l'oeil. Il aurait soit disant perdu la mémoire hein ? Un sorcier tel que lui ? La bonne blague. Baelfire a du mal à y croire et compte bien s'assurer que son père ne prépare pas quelque chose d'horrible. Le gamin attend patiemment pour trouver la faille et le traiter de menteur.
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De mauvaises retrouvailles [PV Rumple]
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